C’est une technique d’origine japonaise. Shi signifie « doigts » et Atsu « pression ». Il se pratique en exerçant une pression avec les pouces et les doigts, mais aussi avec les paumes sur des points précis, situés le long des méridiens du corps. Le shiatsu, apaise et redonne vitalité et dynamisme.
Le terme « complémentaire » me semble plus approprié, il évoque un travail ensemble, dans un même sens, avec des compétences différentes… un thérapeute (sauf s’il est déjà médecin) ne peut pas faire un diagnostic médical mais il aborde les dysfonctionnements sous un autre angle.
Le terme « alternative » laisse entendre : remplacement. Les disciplines énergétiques ne remplaceront jamais la médecine allopathique sur les pathologies lourdes.
Pour une raison simple, lors d’une séance de shiatsu, le calme est primordial. Les rendez-vous permettent une gestion plus précise du temps, donc un confort pour tous…
Si beaucoup de troubles peuvent être traités par le shiatsu, cela ne signifie pas qu’il y ait toujours guérison, aucune discipline ne peut prétendre à cet absolu. Le shiatsu sert à stimuler les défenses naturelles du corps et renforce le terrain de la personne qui vient consulter, il participe à l’amélioration de son état de santé, la santé étant ici définie par les termes de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
NON ! La médecine allopathique par les moyens dont elle dispose reste un garant pour tous. Le praticien en shiatsu n’est habilité qu’au diagnostic énergétique et se doit d’inciter son patient à aller consulter un médecin lors de la suspicion d’un état pathologique grave. Mais le shiatsu reste une aide non négligeable pour renforcer le terrain du patient même lors d’une maladie grave (sauf contre-indication).
OUI après accord de votre médecin (suivant les cas) pour écarter toute contre-indication. Le Shiatsu favorise vos défenses naturelles parallèlement au traitement prescrit. Quelques séances de Shiatsu peuvent vous aider à mieux tolérer ce traitement. Attention en aucun cas vous ne devez interrompre un traitement sans un avis médical par ce que vous recevez des shiatsu.
Tout d’abord le shiatsu n’est pas une médecine, les praticiens en shiatsu ne font pas de diagnostics médicaux, ils ne guérissent pas. La pratique du shiatsu n’est pas un acte médical en France, mais une discipline énergétique.
Le shiatsu peut vous aider à combattre la maladie dans la mesure où il optimise les capacités du corps à se défendre en stimulant ses défenses naturelles. De plus, le shiatsu favorise les liens qui existent entre le corps et l’esprit, et le fait d’avoir une démarche active et positive ne peut être qu’extrêmement bénéfique pour vous accompagner sur le chemin de la guérison.
En aucun cas, il ne remplacera le dentiste, le chirurgien, le médecin, le psychiatre…
Le praticien en shiatsu compétent se doit de connaître ses limites et doit orienter son patient vers une autre thérapie si nécessaire.
Non (en thérapie) et oui généralement en relaxation (shiatsu prophylactique), c’est ce qui fait toute la différence.
En relaxation, le questionnement préalable concerne essentiellement des éventuelles contre-indications, en thérapie, c’est un bilan énergétique précis qui est réaliser au moment de la consultation, il en découle un protocole de traitement qui va évoluer en fonction des réponses de votre corps au cours de ce traitement (sur plusieurs séances).
Il est plus juste de parler d’évaluation énergétique puisque son but est de comprendre la cause énergétique de l’apparition des syndromes (ensemble de symptômes).
Il faut d’abord trouver lors du diagnostic énergétique ce qui peut-être à l’origine de la prise de poids. Le shiatsu peut alors faciliter la régulation de fonction organique, mais il n’y a rien de « magique», une hygiène de vie correcte et un réglage alimentaire sont des garants pour une stabilisation pondérale.
Oui le plus souvent. Le shiatsu relie les causes aux conséquences, traitant les causes, la douleur est amoindrie voire disparaît même après l’échec d’autres thérapies. Par contre la disparition des symptômes ne veut pas dire qu’il y a guérison, il peut-être nécessaire de poursuivre un traitement afin de traiter la cause et d’harmoniser les systèmes de défense du patient. Quant à la durée du traitement, cela dépend de l’affection, du suivi ou non des consignes d’hygiène de vie et surtout des compétences du praticien.
Oui mais ces effets sont bien vite oubliés par rapport aux bienfaits que le shiatsu procure. Comme toute thérapie active, le patient peut éprouver une fatigue sereine après la séance et le jour suivant, il peut même avoir une aggravation passagère des symptômes dans les heures qui suivent la séance en raison de la stimulation des capillaires sur les zones traitées (une absence de réactions ne signifie pas que le traitement est inopérant).
Les deux aspects sont gérés par le shiatsu, cependant, le shiatsu est avant tout une discipline énergétique préventive (dans la philosophie asiatique, éviter de tomber malade est préférable à se soigner lorsqu’on est malade). L’idéal étant de recevoir un shiatsu lors des grands changements climatiques (fin de l’été et fin de l’hiver) ou lorsque votre vie est « bousculée » par un événement (deuil, changement ou perte de travail, déménagement, …).
Il va de soit qu’un traitement préventif est beaucoup plus court qu’un traitement curatif surtout s’il y a chronicité.
En shiatsu de relaxation, lorsque le praticien observe les règles de contre-indications et qu’il est suffisamment formé (choisir un praticien FFST est un gage de qualité) il n’y a aucun danger.
En thérapie shiatsu, le risque est lié au manque de compétences du praticien (là aussi choisir un praticien de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel est un gage de qualité) qui risque d’aggraver les symptômes par une mauvaise évaluation énergétique et un traitement inapproprié.
De toute façon, comme toute discipline de santé, un mieux être doit être ressenti par le patient rapidement (2 à 3 séances) si ce n’est pas le cas, il faut changer de praticien !
Elle varie selon plusieurs critères (l’âge, la résistance énergétique, la gravité, l’ancienneté du problème et la compétence du praticien).
En général, lorsque le patient vient consulter, un protocole de 2 à 3 séances est proposé afin de rétablir une circulation énergétique générale (surtout si le patient ne pratique pas de discipline énergétique du type qi gong, tai chi chuan, yoga, arts martiaux, …). Cependant, si les problèmes demeurent un protocole de traitement est mis en place avec le patient en sachant que chaque séance doit engendrer un mieux-être soit au niveau des symptômes soit au niveau du terrain.
Lorsqu’il y a maladie chronique, il y a inévitablement détérioration du terrain vital de la personne. Le shiatsu est une aide efficace pour renforcer ce terrain et par sa vision holistique de l’être, même s’il est plus difficile de guérir une affection très ancienne, il va traiter la « racine » du mal pour en soulager les symptômes ou retarder l’évolution du dysfonctionnement.
Non, le shiatsu n’est pas une idéologie, le praticien n’est pas un « gourou ». Il est par contre nécessaire qu’un climat de confiance s’instaure entre le patient et le praticien (le patient doit toutefois conserver son esprit critique), et il est aussi nécessaire que le patient suive les conseils (non draconiens) d’hygiène de vie donnés par le praticien.
Pour la Médecine Traditionnelle Chinoise, les méridiens sont des vecteurs d’énergie, ils font le lien entre les énergies extérieures (chaleur, climat, …) et l’homme. L’énergie circule dans le corps par l’intermédiaire de ces méridiens. L’organe est considéré dans la pratique du shiatsu comme un ensemble physiologique (l’organe lui même, son méridien et certaines zones du corps sur son trajet, différents tissus, comportements psychologiques…).
En shiatsu il n’y a pas de dissociation entre le corps et l’esprit puisque (comme en MTC) chaque organe gère le psychisme et le psychisme gère le comportement organique. Une douleur chronique peut mener à la dépression, le stress peut donner par exemple des ulcères d’estomac. Le shiatsu traite le patient dans son ensemble.
Oui, avec l’accord de l’enfant (et des parents). Le système énergétique chez les enfants n’étant pas encore très stable, les séances sont plus courtes et il y a des précautions à prendre pour ne pas perturber la circulation énergétique. Il faut donc choisir un praticien expérimenté et compétent.
Oui et non. Le shiatsu traditionnel se pratique toujours sur un patient vêtu pour des raisons thermiques.
Pour le shiatsu de relaxation, le travail au travers des vêtements ne pose pas de problème sauf si le patient désire l’utilisation d’huiles essentielles (qui en principe ne sont pas utilisées lors d’un shiatsu).
Pour la thérapie shiatsu, des notions de chaleur, couleur, texture de peau sont primordiales, il se peut que le praticien demande au patient de travailler directement sur la peau de certaines zones (bien entendu après son accord).
Les personnes qui ont reçu un shiatsu au Japon mentionnent souvent des pressions extrêmement fortes, la raison est qu’au Japon seul le shiatsu Namikoshi est largement pratiqué et que la culture japonaise et occidentale n’ont pas les même bases… Le travail sur la qualité de la pression est fondamentale (concept de douleur exquise), mon expérience me conforte dans l’idée qu’appliquer des pressions fortes ne garantit pas un résultat, le travail doit être nuancé selon les zones du corps touchées, même si quelquefois une pression intense et soutenue est nécessaire.
Cela dépend du style et du type de shiatsu effectué. Pour le bien-être du patient, lors d’un shiatsu du dos par exemple, une table de massage bien équipée (avec une têtière) est un gage de confort, le patient ayant les cervicales au repos dans l’alignement de la colonne vertébrale.
Un praticien expérimenté peut donner un shiatsu efficace aussi bien sur l’un que sur l’autre et également donner des shiatsu complets à des personnes alitées ou patients en fauteuil.
Le shiatsu se pratique traditionnellement au sol pour permettre au praticien d’utiliser efficacement son hara.
Cependant, un praticien expérimenté, mobilise aussi bien son hara au sol que debout (sinon tous les arts martiaux se pratiqueraient au sol !).
Quel est le positionnement du shiatsu par rapport à l’ostéopathie, la physiothérapie et que penser de ces autres techniques ?
Chacune de ces disciplines possède sa spécificité. C’est au patient de ressentir la méthode qui lui apporte un mieux-être.
La pratique du shiatsu n’est pas un acte médical, mais une technique énergétique de relaxation et de mieux-être (en France). Le shiatsu peut vous aider à combattre la maladie dans la mesure où cette activité optimise les capacités du corps à se défendre en stimulant ses défenses naturelles. De plus, le shiatsu favorise les liens qui existent entre le corps et l’esprit, et le fait d’avoir une démarche active et positive ne peut être qu’extrêmement bénéfique pour vous accompagner sur le chemin de la guérison.
Toutefois, on peut envisager les trois cas suivants :
• Le cancer dont vous souffrez est considéré par le corps médical comme étant totalement guéri :
rien ne s’oppose alors à ce que vous receviez des shiatsu, au contraire cela devrait vous permettre de récupérer votre énergie au plus vite.
• Le cancer est encore actif et vous suivez de ce fait un traitement médical :
Avec l’accord avec votre médecin traitant, un shiatsu approprié peut vous aider à récupérer entre deux séances de traitement.
Mais attention, là plus que dans tout autre cas, la compétence et l’expérience du praticien est primordiale. De plus en plus d’études montrent qu’une pression mécanique peut entrainer la projection de cellules tumorales dans les tissus voisins et dans l’espace intercellulaire.
La tumeur exerce, par son grossissement, une pression mécanique. Si en plus une pression « extérieure » vient augmenter cette pression « intérieure », des cellules tumorales — moins adhérentes que les cellules saines — pourraient se détacher et envahir les structures adjacentes voire, du fait de la présence d’une angiogenèse d’accompagnement, passer dans la circulation sanguine.
Cependant, le shiatsu — qui reste un soin complémentaire aux traitements médicaux — peut vous aider à lutter contre leurs effets secondaires (nausée, vomissement, complications digestives, …).
• Si le cancer est en phase terminale :
un shiatsu de relaxation peut accorder du réconfort au malade et comme mentionné plus haut, le shiatsu favorise les liens qui existent entre le corps et l’esprit, et le fait d’avoir une démarche active et positive ne peut être qu’extrêmement bénéfique.
Le shiatsu traitant le patient dans sa totalité en stimulant son énergie vitale, il peut être donné pour pratiquement toutes les affections (sauf contre-indications).
Cependant l’insomnie, les céphalées, les migraines, les douleurs articulaires, le stress, la fatigue physique et intellectuelle, les troubles musculo-squelettiques (mal de dos, épaule et nuque raide, …), la fibromyalgie, sont les terrains de prédilections du shiatsu.
Une femme enceinte a besoin de soulager des petits maux comme nausées, constipation, douleurs lombaires et jambes lourdes. Un shiatsu de relaxation, est tout à fait adapté lors qu’il est donné par un praticien compétent, connaissant les points interdits et les zones du corps à éviter.
Pour la thérapie shiatsu, le système énergétique chez la femme enceinte est instable surtout pendant les trois premiers mois de grossesse, il est donc préférable de s’abstenir durant cette période.
Cette maladie a été longtemps méconnue. Elle est encore réfutée (absence de toute anomalie biologique, radiologique ou histologique détectable) par de nombreux médecins qui ne voient en l’association des différents symptômes qu’une expression du large éventail des affections psychosomatiques. Pourtant depuis 1992 elle est reconnue par l’OMS comme une maladie rhumatismale. Les points sensibles à la pression sont les suivants :
sous-occipitaux (ligne des jokos), cervicaux bas (apophyses transversales C5/C6/C7), trapéziens, au niveau de l’insertion du sus-épineux et de l’omoplate, des deuxièmes côtes (à l’insertion de la côte sur le sternum), des épicondyles (coudes), des fessiers (au niveau du muscle gluteus medius- moyen fessier), des grands trochanters (tête du fémur à l’insertion du piriformis)) et des genoux (au niveau de la patte d’oie).
Parfois, les gens qui souffrent de fibromyalgie ne remarquent la sensibilité de ces points qu’au moment où un praticien réalise une pression à ces endroits.
Le shiatsu dans son approche globale de la personne est une aide à la gestion de la douleur. Un shiatsu procure une grande détente du corps et de l’esprit et les personnes souffrant de cette maladie sauront apprécier grandement ce type de soin.
Oui. Le stress est une manifestation d’un déséquilibre neuro-hormonal. Le shiatsu par son intervention peut équilibrer le système nerveux sympathique et para sympathique et normaliser (c’est-à-dire inhiber ou stimuler) les chaînes hormonales. Dès lors, les situations d’angoisse, de panique, d’agressivité et/ou de dépression (légère), par exemple, s’en trouveront améliorées voire même supprimées car le corps du patient deviendra apte à absorber et à gérer cet état.
A l’heure actuelle la Sécurité Sociale ne prend pas en charge les soins de shiatsu (tout comme l’ostéopathie), cependant certaines mutuelles acceptent de rembourser tout ou partie des soins (souvent sous forme de forfait annuel).
Tout d’abord, compte tenu de la loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996, il est utile de rappeler que pour le shiatsu, il ne s’agit nullement de soins médicaux ou de kinésithérapie.
La kinésithérapie utilise des techniques visant à soulager une douleur ou améliorer une fonction, c’est un traitement d’effet. Le shiatsu a une vision globale du corps, de ses blocages et de ses déséquilibres. En ce sens le shiatsu est plus « proche » de l’ostéopathie.
Sa formation a été reconnue par la Fédération Française de Shiatsu (FFST) dont il est certifié. Il a adhéré à un code déontologique strict qui l’engage notamment à respecter l’intégrité morale et physique de ses patients, la confidentialité totale des séances, diriger immédiatement vers un médecin toute personne présentant des symptômes anormaux, s’abstenir de tout prosélytisme religieux ou politique, ne pas prescrire de médicaments ni interrompre un traitement médical.
